VENDREDI 15 SEPTEMBRE 2017 · 18 H 30 à LA SALLE DU VAMPIRE à MARTIGNY · ENTRÉE LIBRE

Rue des Petits-Epiney 7. Le lieu est au-dessus de la Salle Communale de Martigny.

Véronique VORUZ

Véronique Voruz est psychanalyste, AE, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse. Elle est aussi professeure de droit à l’Université de Leicester (Royaume-Uni) depuis 2000, où elle enseigne le droit de la santé mentale ainsi que la science politique. Ses intérêts de recherche sont centrés sur la prise du vivant dans les discours: psychiatrie, criminologie, biopolitique et biocapitalisme en définissent les modalités qui nous concernent ici.

Professeur Nicolas QUELOZ

Nicolas Queloz est professeur ordinaire de droit pénal et de criminologie à la Faculté de droit de l’Université de Fribourg. Âgé de 63 ans, il enseigne dans cette faculté depuis 1994. Les politiques pénales, leur évolution et leur impact dans les débats publics font partie de ses thèmes de réflexion. Il est l’auteur de nombreuses publications, portant aussi bien sur la délinquance des jeunes, la criminalité des cols blancs que le vieillissement et la vulnérabilité de la population carcérale.

ARGUMENT

La politique pénale, qui n’est qu’une (petite) partie des politiques publiques, devrait théoriquement protéger les populations les plus vulnérables. En réalité, la justice pénale, en particulier sous l’effet de la mouvance sécuritaire, focalise ses interventions, voire s’acharne sur les groupes les plus vulnérables de notre société (étrangers, malades mentaux, personnes en situation économique très précaire, etc.). C’est sur ces derniers points «vulnérabilité» et «vieillir et mourir en prison» que le Professeur Nicolas Queloz mettra l’accent.

Depuis les années 1990, la criminologie dite critique analyse les politiques pénales de la modernité avancée en termes de dérive sécuritaire organisée par le concept de ‘risque’ qui fonctionne comme principe d’intelligibilité du champ juridique civil comme pénal. Notre horizon n’est cependant plus tout à fait celui du tout-sécuritaire; il devient plutôt celui de la bioéconomie et de la marchandisation du matériel vivant séparé des corps-sources. C’est sous l’angle de cette évolution que Véronique Voruz se propose d’interroger ce que deviennent les corps-objets des vivants qui ne peuvent aspirer au statut de biocitoyens du futur.